UNE INSTITUTION MULTISECULAIRE, HERITIERE D'UNE TRADITION D'EXCELLENCE

Depuis le XIIIe siècle, le nom de Sorbonne évoque au monde entier l’un des plus hauts lieux de l’intelligence et de la culture, des sciences et des arts, d’un savoir millénaire ayant traversé les siècles et résonnant jusqu’à nous comme une promesse d’excellence. Huit siècles après sa fondation, la « vieille Dame » reste le symbole prestigieux de l’esprit de tout un peuple, d’une histoire qui a forgé la France d’aujourd’hui.

​Héritière de la Sorbonne historique et de la Faculté de droit et des sciences économiques de Paris, l'Ecole de Droit de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne continue de faire rayonner à l'international la qualité de l'enseignement supérieur français.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La création de l'Université de Paris au Moyen-Age

L’Université de Paris vit le jour au cours du XIIe siècle au terme d’une croissance continue des écoles parisiennes regroupées sur la Montagne Sainte-Geneviève.

 

Sous le règne de Philippe Auguste, l’université acquit une personnalité morale, reçut des privilèges et se dota d’un sceau portant l’inscription : « Universitatis magistorum et scolarium parisiensium ».

 

Si nous ne disposons d’aucune statistique fiable, il est sûr que plusieurs centaines de maîtres et plusieurs milliers d’étudiants fréquentaient les écoles parisiennes à cette époque.

 

Dès le XIIIe siècle, la communauté universitaire était européenne. Le modèle commun de formation et la maîtrise du latin facilitaient les échanges. 

Les « pauvres étudiants » étaient entretenus et hébergés au sein de collèges fondés par de généreux donateurs. La Sorbonne tire son origine du collège créé en 1253 par Robert de Sorbon, chapelain et confesseur du roi saint Louis qui en confirma la fondation en 1257. Une donation royale lui permit de s’établir dans une ruelle du versant septentrional de la Montagne Sainte-Geneviève, la rue Coupe-Gueule, qui devint plus tard la rue de la Sorbonne.

Le collège de Sorbon s’imposa rapidement comme un établissement d’élite. 

À la fin du Moyen Âge, l’Université de Paris était devenue le plus grand centre culturel et scientifique européen, attirant quelque 20 000 étudiants. Elle tirait sa renommée du prestige de ses maîtres, mais également de ses bibliothèques dont la richesse n’avait d’égale que celle de la bibliothèque pontificale.

Le renouveau de la Sorbonne sous l'influence du Cardinal de Richelieu

À la Renaissance, l’usage tendit à désigner du nom du prestigieux collège de la Sorbonne la Faculté de Théologie de Paris.

Surtout, la Sorbonne offrait le gage d’une formation intellectuelle de grande qualité reconnue par les plus hautes autorités de l’Etat.

 

Les réformes impulsées par Henri IV accentuèrent le contrôle royal sur l’institution universitaire, orientant celle-ci vers la formation au service de l’Etat. Elle compta d’ailleurs parmi ses proviseurs – c’est-à-dire ses protecteurs et gestionnaires – certains des hommes d’Etat les plus illustres de leur temps (Richelieu, Mazarin, le cardinal de Retz, Le Tellier, le cardinal de Fleury…).

Sous l'impulsion du cardinal de Richelieu, la Sorbonne fut peu à peu rénovée, embellie, agrandie.

Au siècle des Lumières, la Sorbonne fut profondément influencée par le progrès des sciences et de l’esprit philosophique. De grands réformateurs y exercèrent des responsabilités, tels Jacques Turgot.

À partir de 1806, Napoléon réorganisa l’ensemble du système d’enseignement supérieur français, baptisé Université impériale, et créa à Paris cinq facultés dont le but était de former les enseignants des établissements secondaires et des séminaires : les facultés des sciences, des lettres, de théologie, de droit et de médecine. La Sorbonne devint alors le siège des trois premières,

L’avènement de la IIIe République marqua un tournant décisif dans l’histoire de la Sorbonne. Du point de vue universitaire, la défaite face à l’Allemagne relança les projets de réforme soutenus par d’illustres professeurs tels que Duruy, Taine, Renan, Monod, Boutmy, Bréal ou encore Berthelot.

 

Le XXe siècle : l'accès à l'enseignement supérieur au plus grand nombre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La première moitié du XXe siècle fut pour la Sorbonne une période de renouveau particulièrement brillante. La renommée et le prestige international de la Sorbonne se cristallisèrent dans plusieurs prix Nobel (Pierre et Marie Curie, Jean Perrin, Louis de Broglie, Irène et Fréderic Joliot-Curie). 

Au cours des « Trente Glorieuses », le nombre d’étudiants s’accrut brutalement pour atteindre 61 400 en 1965. Les événements de mai 1968 ne commencèrent pas en Sorbonne, mais dans l’une des nouvelles facultés qui venaient d’être construites précisément pour faire face au boom des études supérieures : la faculté de Nanterre. Lorsque la contestation gagna le Quartier latin, la Sorbonne fut occupée à son tour plusieurs fois au cours du mois de mai.

 

Suite aux événements de mai 1968 : la division de l'Université de Paris et la création de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

 

Le processus de réforme qui se mit en place au lendemain du mouvement entraîna l’éclatement de l’Université de Paris en neuf – puis plus tard treize – universités. 

 

La loi réservait toutefois l’administration de l’ensemble du patrimoine et des biens indivis de l’ancienne Université de Paris à un établissement public placé sous l’autorité du Recteur d’académie, doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière : la Chancellerie des Universités.

Réorganisée en 1971 autour d'un projet qui conjugue modernité et fidélité à son histoire, Paris 1 s'est construite sur un schéma pluridisciplinaire et novateur associant les sciences humaines, le droit et les sciences économiques. Aux formations classiques les plus réputées de France en histoire, géographie, philosophie, histoire de l'art, sciences économiques, droit et sciences politiques, se sont ajoutées progressivement de nouvelles disciplines : les arts plastiques, les mathématiques appliquées aux sciences sociales, la gestion des entreprises, les formations aux métiers du tourisme, de la culture et de la communication, etc.

L'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne au XXIe siècle : une université numérique et internationale

 

Pôle documentaire de référence, Paris 1 accueille l'un des plus prestigieux et importants fonds documentaires de France, à travers plus d'une cinquantaine de bibliothèques et centres de documentation spécialisés. 

L’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne s’est dotée d’une politique numérique dyna- mique depuis quelques années. De cette manière, l’établissement entend renforcer la qualité de l’offre de formation, en permettant notamment aux enseignants de dévelop- per de nouvelles réponses pédagogiques et de s’engager dans une démarche d’innova- tion, par le biais de nouvelles modalités favorisant la complémentarité entre enseignement en ligne et en présentiel. 

 

Au coeur d'un réseau très dense de relations internationales qui couvre les cinq continents, notre université joue un rôle majeur dans la formation des chercheurs, des professeurs, des magistrats, des avocats, des cadres des entreprises et de l'administration de la France. Développant des recherches et formations multiples dans le domaine de l'Europe et des relations internationales, de la gestion, des techniques de la communication, le projet de Paris 1 est de constituer un des grands pôles européens de la recherche et du savoir du XXIe siècle.